Hommage à Marie

Hommage à Marie…

J’aimerais dans cet hommage personnel à ma mère faire ressortir un trait de caractère que seul nous les enfants connaissons. Je suis sûr que tous et chacun de nous aurons un message spécial pour elle, je vais donc tenter de décrire cette caractéristique que j’ai toujours tellement appréciée chez elle: son âme ou son cœur d’enfant. Je sais bien que son coté adulte a toujours dominé cet aspect de son caractère, mais j’aimerais bien le souligner car moi je l’appréciais beaucoup ce cœur joueur d’enfant.

Afin d’illustrer ce fait, j’aimerais faire ressortir son enthousiaste et sa bonne humeur qui faisait d’elle une maman aimante et agréable. Malgré toutes les charges dont elle était responsable, elle avait toujours du temps pour rire s’amuser avec nous. Je me rappelle en particulier durant certains repas mémorables (papa étant absent) elle aimait participer avec nous à des jeux pas toujours très respectueux des bonnes manières quand le but était de rire ou de faire rire, nous étions tous ces complices. Je me souviens d’anecdotes croustillantes donc je garde d’heureux souvenirs. Notre mère était avant tout une bonne vivante, elle était souriante et de bon aloi, c’est une parcelle de sa vie donc le CV fut bien rempli, que je garde chèrement dans mon cœur.

Malheureusement, les difficultés que présentait la vie à la campagne dans un rang de colonisation et le fait d’avoir élevé une grande et belle famille, ont eu raison de sa santé. Malgré ces obstacles elle a toujours réussi à maintenir un climat de bonheur dans le milieu familial. Marie , une grande Dame, je garde bonne Mémoire d’Elle!!!

Jean Guy

Je vous présente ma mère, Angélina Ouellet

 

Née en 1922, ma mère a grandi au sein d’une famille de 8 enfants et, comme ils vivent des produits de la terre et de la mer, chacun doit rapidement faire sa part pour apporter de l’eau au moulin.

Son rêve, devenir « une maîtresse d’école » prend tristement fin à sa quatrième année scolaire, ses parents n’ayant plus les moyens de payer, ma mère doit aider, ma mère doit aller travailler. Ainsi, dès ses 9 ans, ma mère travaille « à gage » dans les familles avoisinantes ; elle aide les jeunes mamans « à se relever » après leur accouchement ou lorsque la maman est malade. Elle s’occupe alors de la maisonnée tout en veillant aux soins du nouveau-né,  prépare les repas, fait de la couture pour presque rien, soit cinquante sous par semaine, parfois moins, selon les revenus de la famille.

Les saisons printemps-été venues,  ma mère déménage à Fam Point accompagnant ses frères qui vont y pêcher; dès leur arrivée sur la grève, elle doit vitement ramasser le poisson puisqu’il servira de précieuse provision pour les deux prochaines saisons d’automne et hiver. Chaque matin, elle se lève tôt pour préparer les repas de ses frères, toute une responsabilité pour une jeune fille.

Les années filent de cette façon jusqu’à son mariage en 1944 avec mon père Raymond Paul Cloutier, pêcheur et menuisier. Le jeune couple demeure chez mon grand-père Cloutier à Petit-Cap et partage la maison avec six personnes, mes grands-parents et 4 jeunes enfants mais elle exerce son rôle d’épouse, de belle-fille, belle-soeur avec amour et ardeur. Du petit matin à la cuisine à tard en soirée avec les anguilles à tricoter, elle accomplit un incroyable nombre de tâches différentes.

Juillet 1949, maman est enceinte du 4ieme lorsque celui-ci annonce rapidement son arrivée. Ma grand mère Lydia Dubé l’aide à mettre le bébé au monde, c’est un garçon… mais il y en a deuxième … Garde Francoeur , Agathe Beaudoin, avisée des circonstances, arrive juste à temps pour porter assistance à maman pour la naissance du deuxième garçon; ainsi sont nés les jumeaux.

D’année en année la famille s’agrandit,  le dernier, Harold nait en 1966.  17 enfants! Et oui! Pour utiliser l’expression du temps « toute une smalah » qui signifie très nombreuse famille. Laissez-moi vous dire que le curé de la paroisse était heureux de son registre paroissial!

Mes parents avaient la foi en l’Église catholique, et en bons chrétiens, ils ont accompli leur devoir avec amour et résignation.

En juin 2000, ma mère s’éteint après une maladie entrainant de grandes souffrances malgré une bonne médication. Même à la fin, ma mère a conservé sa foi et à prié sa Vierge Marie de la soulager.

77 ans!  trop jeune pour nous, nullement prêts à la voir partir. Elle aimait tant la vie, aimait rire, aimait les fleurs, ses préférés étant les pissenlits, les fleurs du Bon Dieu qu’elle nous disait.

Son pommier, résultat d’un pépin de pomme qu’elle avait semé, elle l’a vu grandir et elle en était très fière.

Elle aimait tout dans la nature mais l’amour si profond pour sa famille, son coeur de femme et de maman si vaillant, a su nous donner une leçon de vie, faire de nous des personnes responsables, généreuses et serviables. C’est ce qu’elle attendait de nous et c’est l’image qu’elle nous a donnée.

Si ma mère était une femme fière aimant belles tenues et bijoux, elle aimait aussi apprendre, se garder au courant de l’actualité, suivre le courant comme on dit, d’ailleurs entre autres gestes, elle s’est empressée d’apprivoiser le guichet automatique … C’est dire son ouverture d’esprit. Ma mère avait un cœur heureux d’ailleurs souvent nous l’avons entendue chantonner de belles mélodies de l’époque. De beaux souvenirs.

Brosser un tableau de la vie de ma mère est un honneur pour moi et aujourd’hui je lui rends hommage avec amour et sincérité.

Votre fils Aimé

Je me souviens … Et vous?

Dans le cadre de la rubrique : je me souviens

De ces années où la démonstration de l’affection était différente d’aujourd’hui, je me souviens avoir vu l’amour et la tendresse entre mes parents où tous deux, fin de soirée, seuls assis à la table à se gâter de pain maison avec bonne tranche de rôti de lard.

Ou, tous deux assis devant la télévision, l’un près de l’autre…

Ou tous deux, sur leur 36, comme on disait dans le temps, prêt pour un souper chez Biard à Percé l’été… Je voyais bien le bonheur dans les yeux de ma mère, enfin, un moment pour elle…

Et nous, tels des petits moutons, nous les regardions partir, l’âme en peine…

Maintenant je me dis, comme ils ont bien fait de se donner ces doux moments.

Daniele Rail, fille de Jacqueline Pagé et Lionel Rail, Cap d’Espoir

 

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Géraldine nous raconte la vie de sa belle-maman, Germaine Fournier

Je veux vous raconter l’histoire d’une autre époque et rendre hommage à une personne pas plus haute que 4 pieds et 8 pouces et qui ne pesait que 85 livres à l’âge où je l’ai connue, à ses 62 ans.

C’est en 1972, par une belle journée d’été, dans cette grande maison où le soleil entre par la fenêtre du côté ouest, je suis abasourdie, pour ne pas dire étourdie, par les déplacements de cette femme qui, comme un oiseau, fébrile et rapide, parle avec un débit absolument fascinant car elle voulait tout dire en même temps! Cette femme, issue d’une famille modeste de 4 enfants, plutôt rare pour l’époque, s’est mariée à 17 ans, un mois précédant son anniversaire.

Le couple habitera chez les parents de monsieur, alors en plus des beaux-parents, il y a encore de la jeunesse à la maison paternelle. Cette jeune femme travaille fort pour se tailler une place au sein de cette famille. Imaginez ce bout de femme, jeune, au cœur d’une maisonnée avec ses us et coutumes établis! Pourtant, elle fait son entrée dans cette famille, faisant le moins de bruit et prenant le moins de place possible car elle n’est pas la maîtresse de maison. Le temps file, ses enfants naissent alors que l’un et l’autre de la belle famille quitte la maison familiale pour fonder la leur.

Survient le décès de ses beaux-parents, le couple se retrouve alors seul avec leurs enfants pour la première fois. La religion est très présente dans ces années, le devoir conjugal exige des résultats « papables » alors le couple se dévoue et il en résulte 19 grossesses et 20 enfants. Bien oui, la fatalité a voulu que sa dernière grossesse soit celle de jumeaux qui n’on pas survécu. Son conjoint a mentionné :  J’en ai voulu ! J’en ai eu ! J’en veux pu ! Plusieurs mortalités sont malheureusement survenues que ce soit la maladie, les accidents ou les mort-nés.

Ma belle-maman avait reçu une belle formation pour l’époque, une septième année, elle avait une écriture soignée et était soucieuse du français, d’ailleurs, elle a pris en main la défense de l’un de ses fils devant la cour et la cause a été gagnée. Sans aucun doute, son bon discernement a réussi à convaincre le juge de la bonne foi de son fils. C’est digne de mention et mérite bien des honneurs.

Tous s’entendent pour dire qu’elle avait un don de cuisinière: d’un rien, sans bruit et en un tour de main, elle pouvait concocter un de ses meilleurs repas, dessert inclus.

Bien des évènements communautaires ont eu lieu. Parlons du centenaire de la paroisse, la fête des aînés, la longévité du couple, don de soi en donnant naissance à plusieurs enfants avec tout ce que cela signifiait de sacrifices et exigences et pourtant, malgré des efforts, jamais Germaine n’a pu être honorée à sa juste valeur. Voilà pourquoi aujourd’hui, je lui rends hommage.

Tenir la maison toujours propre, effectuer les travaux domestiques, faire le plus de récupération possible (sujet à la mode aujourd’hui), réaliser des travaux d’aiguilles de toutes sortes, garder les vêtements propres, pour que son monde soit bien mis, comme disait l’expression de temps, s’occuper du jardin pour qu’il produise bien, voilà que quelques-unes de ses occupations.

Germaine est décédée à l’âge vénérable de 85 ans, fidèle à elle-même, comme un petit oiseau, sans bruit et laissant derrière elle toutes ses qualités, si souvent oubliées.

J’ai débuté en vous disant qu’elle était une petite femme avec ses 4 pieds 8 pouces mais sachez que pour moi, son image est imprégnée dans mon cœur et je la considère une grande dame.

Géraldine Fortin

Rose-Anna attend son Thomas

Je me souviens….
À l’automne, papa partait toujours au chantier faire une « run » comme on disait dans le temps pour ne revenir que le 23 décembre. Alors maman veillait au grain, voyait à tout, les enfants, la maison et la ferme.

Une année entre autres,  une très grosse tempête s’abat sur notre coin de pays, Cap d’Espoir.  Alors que tout est prêt pour le réveillon avec l’abondance habituelle des fêtes, les cadeaux et le traditionnel gâteau aux fruits, on attend papa…

La tempête est à son comble, la poudrerie est forte et maman, tout en voulant nous cacher son inquiétude, se rend souvent au salon jeter un coup d’œil vers la fenêtre. Vers 10 heures, maman etant occupée à la cuisine, les frères et soeurs prenons la relève à tour de rôle pour faire le guet à la fenêtre.

Lorsque vint mon tour, mirage ou miracle de Noël ! Allez savoir! je vois mon père qui avance vers la maison, courbée, son sac sur le dos, la barbe blanche et glacée ! C’est l’euphorie dans la maison! Je crie, je rie, toute la famille se lance à la fenêtre pour réaliser que c’est bien papa, notre papa.

Maman, heureuse, ouvre la porte pour l’accueillir tandis que nous, on se bouscule pour le voir, notre papa Noël. Papa et maman s’enlacent, c’est notre plus beau cadeau, le retour de notre papa.

Ce fut un moment magique pour toute la famille et ma mère belle et heureuse de retrouver son Thomas.

Marjolaine Proulx

La quatorzième de la famille

 

Ma petite histoire va rejoindre beaucoup de vos mamans. Ma mère, Marguerite Rehel, est née en 1911. À 15 ans, elle devient maîtresse d’école à Cannes de Roches ( comme on disait dans le temps ) ce qui nous amène en 1926.

Sa carrière a pris fin lorsqu’elle s’est mariée en 1929, et comme elle nous disait, c’était mal vu pour une femme de continuer à travailler après le mariage à cette époque.

Fallait élever une famille, ce qu’elle fit avec 14 enfants qu’elle a élevés presque seule puisque mon mon père devait travailler pour nourrir toute cette marmaille. Il partait pour les mois d’hiver comme bûcheron, la pêche durant l’été et pendant ce temps, maman trimait tôt le matin jusqu’à tard le soir pour arriver à tout faire : lavage à la main, pain de ménage à chaque jour, tricot et couture pour la famille et j’en passe, le tout sans électricité, sans eau courante.

Elle a vécu 98 ans, moins trois mois, mon père s’est rendu à ses 103 ans et ensemble, ils ont vécu 73 ans de mariage.

Signé : la quatorzième de la famille, Jocelyne Rehel

L’arrivée des pissenlits

Je vous présente aujourd’hui, dans le cadre de souvenirs racontés pour ce blogue,  celui confié par Louise Collin, Cap d’Espoir. Merci mon amie Loulou.

JE ME SOUVIENS… combien ma mère aimait raconter ce que les « vieilles » faisaient quand elle était jeune. Bien avant nous, elle admirait le travail de ces femmes qui faisaient tout avec rien. Une histoire en particulier m’avait fascinée : une vieille madame dont j’ai oublié le nom (je pense que c’est Madame Marie) marchait tout le rang du deuxième, l’été, pour aller retrouver son amie Chantale et à deux, elle ramassaient des « bubus » de pissenlit dans leur tablier replié. Elles s’en servaient pour « bourrer » des édredons ou douillettes comme on les appelle maintenant. J’imagine que leurs douillettes n’étaient pas aussi épaisses que les nôtres mais, pouvez-vous imaginer la patience, d’autant plus que les pissenlits… c’est pas long que le vent emporte les « bubus ».

Louise Collin

 

Bonne fête des mères maman

 

Je suis seule et heureuse. Le silence m’enveloppe, m’entoure. Je pense à tout et à rien,  du profond, du léger. Le bonheur quoi! Pourquoi le bonheur? En raison de la liberté du moment… et je dis bien « liberté du moment »  car je crois que nous sommes nés pour partager, échanger, avancer et pour y arriver, on a besoin d’être entouré.

Pour l’instant, je savoure la vie, j’ai un amoureux, deux fils qui sont ma fierté et des petits enfants qui font de ma vie un grand bonheur. En plus, j’ai gagné deux filles avec qui j’ai une belle connivence. Mais je sens encore l’absence de ma mère! Une mère, c’est irremplaçable! Bien sûr, mon père me manque mais j’ai eu le temps de le connaitre, de lui présenter mes deux fils et notre complicité est ancrée en moi, sa jovialité, sa façon de me regarder, de me parler. Tout est dans le regard dit-on et j’y crois fermement, j’ai senti que je pouvais faire confiance en la vie par l’amour que je voyais dans ses yeux.

Ma mère, une femme où bienséance et fierté allaient de paire avec discipline et rigueur. De moi, j’avais toujours l’impression qu’elle désirait la perfection. Ma joie de vivre pour ne pas dire mon intensité était dérangeante… J’étais espiègle, maladroite, curieuse et j’aimais les folies… tout ca avec une grande émotivité et sensibilité. Partie tôt, Elle n’a pas connu Daniele adulte et maman.

Je vivais avec la liberté et la frivolité propres à l’enfance et adolescence  alors qu’elle était débordée par les nombreuses tâches familiales. De plus, les filles de mon époque n’avaient pas le droit de rire trop fort, de s’épivarder comme on dit, notre vertu était constamment sous surveillance.

Finalement, on a eu peu de temps pour se parler, on commençait à se connaître comme femme et la vie en a décidé autrement. Quel dommage tout cela! J’aurai aimé la gâter, l’épater, tout en lui montrant ma vulnérabilité et mon grand besoin par elle d’être aimée avec des mots, des bras, des regards.

Avec une grande famille, dont un frère handicapé, je crois sincèrement que ma mère a été une personne sage, trop sage et sérieuse alors qu’elle aurait aimé oser davantage, danser plus souvent, s’impliquer en communauté, voyager dans le monde… Tout ce que nous pouvons faire maintenant.

Elle aimait rire et n’y manquait pas dès que tante Mariette, sa sœur, venait la rejoindre et la supporter dans sa besogne. Elle aimait aussi écouter et nombreux sont les jeunes adolescents qui venaient se confier à ma mère.

Si je publie ce texte, c’est pour démontrer que oui nous conservons le meilleur des souvenirs mais la vie n’est pas sans peine et elle a aussi été dans ma vie. Et je ne le dis pas de façon négative car cette expérience m’a apporté des richesses. La vie a été bonne pour moi mais on ne peut nier que nos mères ont trimé fort, très fort.

En mémoire de ma mère, je me suis investie collectivement dans la réalisation du projet EN MEMOIRE D’ELLE et si je tente maintenant de promouvoir l’écriture et la conservation des souvenirs, c’est toujours parce que je sais que du haut du Ciel, elle sourit et c’est ce qu’elle aurait aimé que je fasse.

Je t’aime maman, bonne fête des mères.

Danièle Rail, 2016

Nous, femmes du bout de la terre

Nous femmes du bout de la terre, est un blogue que j’ai voulu créer pour conserver la mémoire de nos mères, grands-mères, tantes, soeurs, bref, les femmes de nos familles, de nos vies. Pensons à nos amies d’enfance, aux religieuses, professeures, infirmières, artiste que nous avons connues et qui ont aussi influencé notre parcours.

Mon premier souvenir féminin est bien sûr celui de ma mère, sa tendresse, sa chaleur, sa joie, son rire et oui, sa fierté. Non que je me souvienne clairement de tout ce qu’elle m’a donné petite fille mais j’ai en moi un ressenti qui l’exprime très bien, le coeur ne ment pas, on le sait.  Il y a bien eu la période plus houleuse de l’adolescence où nous avons appris à connaitre nos différences mais j’en parlerai dans un autre texte.

Mes soeurs, Marcelle et Luce, sont celles avec qui j’ai le plus partagé mon quotidien, mes émotions, mes amours, mes peines…. sans filtre. C’est ca la magie entre soeurs, l’authenticité et l’entraide dans la spontanéité. Vive les soeurs!

De ma grand-mère paternelle et ma grand-mère maternelle, si différentes, voici ce que je vous offre pour terminer ma première publication.

Elisabeth
Menue, délicate, souriante, parle peu
Blanche
Plutôt forte, solide, sérieuse, guerrière

Toutes deux ont une ribambelle d’enfants
Toutes deux maman dévouée, enfants aimés

Pourtant l’une est protégée
Travaille, médite et prie
Tandis que l’autre protège
Voit à tout et souvent berce ses cris

Différentes l’une de l’autre
Je les ai observée, aimée
Et sans que ce soient en mots
Elles m’ont légué des messages en héritage

Elisabeth, par les étoiles dans ses yeux
A inscrit en moi spiritualité, écoute et douceur
Blanche par la puissance de son aura
A tracé le chemin du courage, de l’audace

Grand-maman Elisabeth
Grand-maman Blanche
Je vous porte en moi
N’est-ce pas le plus beau cadeau
Qu’une petite fille puisse espérer?

Merci de me lire, merci de croire en l’importance de la conservation des mémoires et merci de me faire connaitre un passage de votre vie en lien avec votre mère, soeur …

Daniele Rail